[44]Imaounin porte aussi le nom de Dar el Qaïd et celui de Dar el Glaoui. Le qaïd des Glaoua n’est point héréditaire ; il est nommé par le sultan et change fréquemment ; quel qu’il soit, on l’appelle el Glaoui. C’est un usage général au Maroc de désigner les gouverneurs du nom de leurs provinces ; on dit ainsi : el Demnâti, el Entifi, etc.

[45]Cet acte de vasselage est la debiḥa, dont nous parlerons en détail plus loin.

[46]Chikh en arabe, amṛar en tamaziṛt.

[47]Adrar n Deren, mot à mot « mont de Deren ». Deren est un nom propre, sans signification. Cette expression est universellement employée ici pour désigner le Grand Atlas ; dans le bassin du Sous, elle l’est de même ; dans le Dâdes et au delà, on ne la connaît plus. Elle s’applique donc à toute la portion occidentale de la chaîne, jusqu’au Tizi n Glaoui inclusivement.

[48]Mouflons à manchettes. C’est l’animal que les Arabes appellent aroui, et les Imaziṛen aoudad. Ce gibier est le seul qui se rencontre dans les déserts pierreux du Petit Atlas et dans le Bani. J’ai vu des mouflons apprivoisés à Tazenakht et à Tisint.

[49]Voir, sur ce sujet, Géographie de l’Algérie, par M. O. Mac Carthy, Préliminaires.

[50]C’est prouvé par le travail de M. le lieutenant W. Arlett : Description de la côte d’Afrique depuis le cap Spartel jusqu’au cap Bojador. (Bulletin de la Société de Géographie de Paris : 1837, janvier.)

[51]Cette chaîne a été franchie par René Caillé entre Qçâbi ech Cheurfa et Gigo, par M. Rohlfs entre Tesfrout (Ouad Sebou) et Ouṭat Aït Izdeg (2085m d’altitude au col), par nous entre Qaçba Beni Mellal et Ouaouizert (1529m au col).

[52]Entre 29° 30′ et 29° 03′ de latitude nord. A quelque distance du rivage, il y a des sommets de 1190m d’altitude. Voir la description de la côte par le lieutenant W. Arlett, déjà citée.