—Sans doute; mais vous êtes bien agité, je prendrai cette copie moi-même.

—Ma seule chance est de m'informer de la résidence actuelle de Madame Miller et de visiter les répondants.

—C'est votre seule chance,—répondit le Trésorier;—j'aurais souhaité de pouvoir vous être plus utile.

Wilding se mit en chasse. La première étape à faire était la maison des banquiers de Lombard Street. Il s'y rendit.

Deux des associés de la maison étaient inaccessibles en ce moment. Le troisième se récria, opposa mille difficultés à la demande que lui adressait le jeune négociant, et permit enfin qu'on visitât le registre marqué à l'initiale M.

Le compte de Madame Miller fut retrouvé. Mais deux lignes d'une encre effacée avaient été tracées en travers du livre pour biffer la page, et au bas il y avait cette note:

«Compte clos le 30 Septembre 1837.»

C'est ainsi que Wilding vit son premier espoir s'évanouir. Il comprenait mieux que personne les difficultés de la tâche qu'il s'était imposée.

—Point d'issue!... point d'issue!...—se disait-il.

Il écrivit à son associé pour le prévenir que son absence pouvait se prolonger de quelques heures, se rendit au chemin de fer, et prit place dans le train pour la résidence de Madame Miller à Groombridge Wells.