Nous attendons votre réponse avec la plus grande impatience, et demeurons avec estime et considération vos serviteurs.

Defresnier et Cie.

Vendale posa la lettre sur le bureau et attendit quelques instants pour donner à son esprit le temps de se remettre du coup qui venait de le frapper. Au moment où il était pour lui d'une si précieuse importance de voir augmenter le produit de sa maison, il perdait cinq cents livres. Ce fut à Marguerite qu'il pensa, tout en prenant une clef qui ouvrait une chambre de fer pratiquée dans la muraille, où les livres et les papiers de l'association étaient conservés. Il était encore là, cherchant ce reçu maudit, lorsqu'il tressaillit au son d'une voix qui lui parlait.

—Je vous demande pardon.... J'ai peur de vous avoir dérangé.

C'était la voix d'Obenreizer.

—Je suis passé chez vous,—reprit le Suisse,—pour savoir si je ne peux vous être utile à quelque chose. Des affaires personnelles m'obligent à me rendre pour quelques jours à Manchester et à Liverpool. Voulez-vous qu'en même temps je m'y occupe des vôtres? Je suis entièrement à votre disposition, et, je puis être le voyageur de la maison Wilding et Co....

—Excusez-moi pour quelques minutes,—dit Vendale,—nous causerons tout à l'heure.

En disant cela, il continuait à fouiller les papiers et à examiner les registres.

—Vous êtes arrivé à propos,—dit-il,—les offres de l'amitié me sont plus précieuses en ce moment que jamais, car j'ai reçu ce matin de mauvaises nouvelles de Neufchâtel.

—De mauvaises nouvelles!—s'écria Obenreizer.