«Quoi qu'il en soit, dit M. Pickwick en relevant son front indigné, et en frappant sur la table, je veux que tout cela s'explique. Je verrai ce Dodson et ce Fogg. J'irai à Londres, demain.

—Non, pas demain, reprit M. Wardle, vous êtes trop boiteux.

—Eh bien! alors, après-demain.

—Après-demain est le premier septembre, et vous avez promis de venir avec nous jusqu'au manoir de sir Geoffrey Manning, pour nous tenir tête au déjeuner, si vous ne nous accompagnez pas à la chasse.

—Eh bien! alors, le jour suivant, jeudi. Sam!

—Monsieur?

—Retenez deux places d'impériale pour Londres, pour jeudi matin.

—Très-bien, monsieur.»

Sam Weller partit donc pour exécuter sa commission. Il avait ses mains dans ses poches, ses yeux fixés sur la terre et il marchait lentement, en se parlant à lui-même.

«Drôle de corps que mon empereur! Faire la cour à cette Mme Bardell, une femme qui a un petit moutard! Toujours comme ça qu'ils sont ces vieux garçons qui ont l'air si sage. Quoique ça, je n'aurais pas cru ça de lui, je n'aurais pas cru ça de lui!» Tout en moralisant de la sorte, M. Weller était arrivé au bureau des voitures.