Le tintement d'une sonnette suspendue dans le bureau appela M. Jackson dans l'appartement de Me Fogg. Il en revint bientôt, et annonça à M. Pickwick que son patron était prêt à le recevoir.
En conséquence, M. Pickwick monta l'escalier. Au premier étage, l'une des portes étalait, en caractères lisibles, ces mots imposants: M. FOGG. Ayant frappé à cette porte et ayant été invité à entrer, M. Jackson introduisit M. Pickwick en présence de l'avoué.
«M. Dodson est-il revenu? demanda Me Fogg.
—A l'instant, monsieur.
—Priez-le de passer ici.
—Oui, monsieur. (Jackson sort.)
—Prenez un siége, monsieur, dit Me Fogg. Voici le journal, monsieur. Mon partner va être ici dans un moment, et nous pourrons causer sur cette affaire, monsieur.»
M. Pickwick prit un siége et un journal; mais au lieu de lire ce dernier, il dirigea son rayon visuel par-dessus, afin d'examiner l'homme d'affaires. C'était un personnage d'un certain âge, dont le corps long et fluet était engaîné dans un étroit habit noir, dans une culotte sombre, dans de petites guêtres noires. Il semblait être partie essentielle de son bureau et paraissait avoir à peu près autant d'esprit et de sensibilité que lui.
Au bout de quelques minutes arriva Me Dodson, homme gros et gras, à l'air sévère, à la voix bruyante. La conversation commença immédiatement.
«Monsieur est M. Pickwick, dit Me Fogg.