«Voilà, monsieur, dit Job.

—Venez ici, monsieur, reprit M. Pickwick en essayant d'avoir l'air sévère, avec quatre grosses larmes qui coulaient sur son gilet. Prenez cela.»

Prenez quoi? Suivant les habitudes du monde, ce devait être un coup de poing solidement appliqué, car M. Pickwick avait été dupé, bafoué par le pauvre diable qui se trouvait maintenant en son pouvoir. Faut-il dire la vérité? C'était quelque chose qui sortait du gousset de M. Pickwick et qui sonna dans la main de Job; et, lorsque notre excellent ami s'éloigna précipitamment, une étincelle humide brillait dans son œil et son cœur était gonflé.

En rentrant dans sa chambre, M. Pickwick y trouva Sam, qui contemplait ces nouveaux arrangements avec une sombre satisfaction, fort curieuse à voir. Décidément opposé à ce que son maître demeurât là, en aucune manière, il considérait comme un devoir moral de ne paraître content d'aucune chose qui y serait faite, dite, suggérée ou proposée.

«Eh bien! Sam?

—Eh bien! monsieur?

—Assez confortable, maintenant, n'est-ce pas?

—Oui, pas mal, monsieur, répondit Sam en regardant autour de lui d'une manière méprisante.

—Avez-vous vu M. Tupman et nos autres amis?

—Oui, monsieur. Ils viendront demain; et ils ont été bien surpris d'apprendre qu'ils ne devaient pas venir aujourd'hui.