—Vous m'avez apporté les choses dont j'avais besoin?»

Pour toute réponse, Sam montra du doigt différents paquets qui étaient arrangés aussi proprement que possible dans un coin de la chambre.

«Très-bien, dit M. Pickwick; et, après un peu d'hésitation, il ajouta: Écoutez ce que j'ai à vous dire, Sam.

—Certainement, monsieur; faites feu, monsieur.

—Sam, poursuivit M. Pickwick avec beaucoup de solennité, j'ai senti, dès le commencement, que ce n'est pas ici un endroit convenable pour un jeune homme.

—Ni pour un vieux, non plus, monsieur.

—Vous avez tout à fait raison, Sam. Mais les vieillards peuvent venir ici à cause de leur imprudente confiance, et les jeunes gens peuvent y être amenés par l'égoïsme de ceux qu'ils servent. Il vaut mieux, pour ces jeunes gens, sous tous les rapports, qu'ils ne restent point ici. Me comprenez-vous, Sam?

—Ma foi! non, monsieur; non, répondit Sam d'un ton obstiné.

—Essayez, Sam.

—Eh bien! monsieur, répliqua Sam après une courte pause je crois voir où vous voulez en venir; et, si je vois où vous voulez en venir, c'est mon opinion que c'est un peu trop fort, comme disait le cocher de la malle lorsqu'il fut pris dans un tourbillon de neige.