—C'est tout. Et comme c'est clair et satisfaisant pour vous et pour moi, qui sont les seules parties intéressées, je suppose que nous pourrons aussi bien mettre ce morceau de papier ici dans le feu.

—Qu'est-ce que vous allez faire, lunatique? s'écria Sam en saisissant le testament, tandis que son père attisait innocemment le feu avant de l'y jeter. Vous êtes un joli exécuteur, véritablement.

—Pourquoi pas? demanda M. Weller en se retournant d'un air sévère, avec le fourgon dans sa main.

—Pourquoi pas! Parce qu'il faut qu'il soit égalisé, et falziflé, et juré, et toutes sortes de manières de formalités.

—C'est-y sérieux tout ça? demanda M. Weller en déposant le fourgon.»

Sam boutonna soigneusement le testament dans sa poche, en intimant, par un geste, qu'il parlait fort sérieusement.

«Alors je vas te dire la chose, reprit M. Weller après une courte méditation; voilà une affaire qui regarde l'ami intime du chancelier. I faut que Pell mette son nez là dedans. C'est un fameux gaillard dans une question de loi difficile. Nous allons faire produire ça sur-le-champ devant la Cour des insolvables, Sammy.

—Je n'ai jamais vu une vieille créature aussi écervelée! s'écria Sam colériquement. Old Baileys, et la Cour des insolvables, et les alébis, et toute sorte de fariboles qui se brouillent dans sa cervelle. Vous feriez mieux de mettre votre habit du dimanche et de venir avec moi à la ville, pour arranger cette affaire ici, que de rester là à prêcher sur ce que vous n'entendez pas.

—Très-bien, Sammy, je suis tout à fait concordant à ce qui pourra expédier les affaires. Mais fais attention à ceci, mon garçon, il n'y a que Pell, il n'y a que Pell, dans une affaire législative.

—Je n'en demande pas un autre; mais êtes-vous prêt à venir?