—Tu as bien vu que je n'étais pas capable de démarrer, que j'étais sur le mauvais côté de la route, et que je reculais dans les palissades, et toutes sortes d'autres désagréments. Et malgré ça, tu ne veux pas me donner un coup de main. Je suis honteux de toi, Samivel.
—Le fait est, monsieur, reprit Sam avec un léger salut; le fait est que le gouverneur vient de retirer son argent des fontes...
—Très-bien, Samivel, très-bien, interrompit M. Weller, en remuant la tête d'un air satisfait. Je n'avais pas l'intention d'être dur envers toi, Sammy. Très-bien, voilà comme il faut commencer; arrivons au fait tout de suite. Très-bien, Samivel, en vérité.»
Dans l'excès de son contentement M. Weller fit une quantité extraordinaires de signes de tête, et attendit d'un air attentif que Sam continuât son discours.
—Sam, dit M. Pickwick, en s'apercevant que l'entrevue promettait d'être plus longue qu'il ne l'avait imaginé, vous pouvez vous asseoir.»
Sam salua encore, puis il s'assit; et son père lui ayant lancé un coup d'œil expressif, il continua.
«Le gouverneur a touché cinq cent trente livres sterling....
—Toutes consolidées, interpella M. Weller, à demi-voix.
—Ça ne fait pas grand choses, que ce soit des fontes consolidées ou non, reprit Sam. N'est-ce pas cinq cent trente livres sterling?
—Justement, Samivel.