—Alors, dit M. Jaggers, pourquoi venez-vous ici?

—Mon billet, monsieur, fit la femme qui pleurait.

—Hein? fit M. Jaggers; une fois pour toutes, si vous ne pensez pas que votre billet soit en bonnes mains, je le sais, moi; et si vous veniez ici pour m'ennuyer avec votre billet, je ferai un exemple de vous et de votre billet en le laissant glisser de mes mains. Avez-vous payé Wemmick?

—Oh! oui, monsieur, jusqu'au dernier penny.

—Très bien. Alors vous avez fait tout ce que vous aviez à faire. Dites un mot... un seul mot de plus... et Wemmick va vous rendre votre argent.»

Cette terrible menace nous débarrassa immédiatement des deux femmes. Il ne restait plus personne que le juif irritable qui avait déjà, à plusieurs reprises, porté à ses lèvres le pan de l'habit de M. Jaggers.

«Je ne connais pas cet homme, dit M. Jaggers toujours du même ton peu engageant. Que veut cet individu?

—Mon zer monzieur Zazzerz, ze zuis frère d'Abraham Lazaruz!

—Qu'est-ce? dit M. Jaggers; lâchez mon habit.»

L'homme ne lâcha prise qu'après avoir encore une fois baisé le pan de l'habit de M. Jaggers, et il répliqua: