Ils marchèrent tous trois sans dire mot, et suivirent M. Brownlow dans une petite salle à la porte de laquelle Monks, qui n'était monté qu'avec répugnance, s'arrêta tout court; et les deux hommes regardèrent M. Brownlow comme pour lui demander ce qu'ils avaient à faire.
—Il connaît l'alternative, dit M. Brownlow. S'il hésite ou qu'il veuille s'enfuir, emmenez-le dehors et faites-le arrêter en mon nom.
—Et de quel droit agissez-vous ainsi envers moi? demanda Monks.
—Pourquoi m'y forcez-vous, jeune homme? répliqua M. Brownlow en le regardant fixement. Seriez-vous assez fou pour vous enfuir? Lâchez-le! poursuivit-il, s'adressant aux deux hommes. Maintenant, jeune homme, vous êtes libre d'aller où vous voudrez, et nous de vous suivre; mais je vous jure, par tout ce qu'il y a de plus sacré, qu'aussitôt que vous aurez mis le pied dans la rue, je vous fais arrêter comme faussaire et voleur. Ma résolution est prise! . . .
Monks murmura quelques mots inintelligibles, et parut irrésolu.
—Je vous engage à vous décider promptement, ajouta M. Brownlow. Un seul mot de ma bouche, et l'alternative est perdue pour toujours.
Monks hésita encore.
—Je n'en dirai pas davantage, continua M. Brownlow.
—N'y a-t-il point d'autre alternative? demanda Monks.
—Non, certainement!