— Vous le connaissez donc ? interroge Chartrain, étonné.
— Oui… C’est un ami d’enfance, Amédée Giraud.
En entendant prononcer son nom, le blessé a fait un mouvement. Son regard se porte sur le docteur, sur cette infirmière qui l’accompagne et dont les traits lui rappellent l’inaccessible adorée, l’orgueilleuse Mlle de Targes. Alors, croyant rêver, il balbutie :
— France… Françoise ! Ma chère… Françoise !
Une douceur infinie pénètre le cœur de la jeune fille… Pareils à deux fleurs mouillées de larmes, ses yeux s’illuminent, resplendissent…
Elle se penche vers le mutilé et, déposant sur ce front marqué par la gloire, la caresse d’un chaste baiser, c’est dans un sanglot, tout bas, qu’elle murmure :
— Chut ! Soyez sage… Dormez, Amédée… Je vous aime !…
FIN
TABLE DES CHAPITRES
| I. | Moune Corbier | [1] |
| II. | Mon frère Jacques | [25] |
| III. | L’Archiduchesse | [43] |
| IV. | Choses d’Allemagne et Gens de France | [61] |
| V. | Idylle princière | [87] |
| VI. | L’envers du décor | [105] |
| VII. | Le Rapt | [127] |
| VIII. | Sous le fouet | [159] |
| IX. | Flagellée ! | [179] |
| X. | Et puis, il y eut la guerre… | [203] |