— … des tantes !…
L’incorrigible Branteyl avait coupé la citation.
Assise sur le tapis, Tjouharine, battait des mains à la manière orientale, tandis que Grégeois, afin de mieux montrer ses dents, se pâmait d’aise.
Plus posée, et fignolant, par habitude, la distinction de ses manières, même dans les milieux les plus désordonnés où elle avait accoutumé de fréquenter, Mme Fossier d’Ambleuze, irrespectueusement surnommée par ses intimes : « La mère Fessier » et à qui Provence, en raison de sa jeunesse plus que persistante avait décoché le doux sobriquet de Momie-Pinson, tint à donner une preuve de tact :
— Nous allons vous laisser en famille.
Froid et correct, comme étonné du charivari créé autour d’une simple carte de visite, Hermann Wogenhardt imita le mouvement de départ esquissé par la Baronne.
— Restez ! insistait Provence, contrarié. Je vais recevoir cette petite fille. Je ne vous demande que quelques minutes.
Et il gagnait rapidement l’entresol où Félix avait fait pénétrer Françoise.
— Filons ! conseillait la marquise, talonnée par l’espoir de se retrouver le plus tôt possible seule avec Ady Marfeuil.
— Laissons-le à ses épanchements… nobiliaires, opinait Grégeois.