— Je suis de votre avis, répondit l’autre avec tranquillité…
— Vous qui êtes « très parisien », continuait Wogenhardt, vous devez lire beaucoup de romans français.
— Pourquoi cette question ?
— Afin de vous en poser une seconde. Connaissez-vous Jacques Provence ?
— Très bien. J’ai dîné souvent avec lui (il allait lâcher : « … et avec le Prince, chez Lina Oligado. » Il se retint)… il y a quelques années. C’est un esprit charmant.
— J’ai eu, moi aussi, l’avantage de déjeuner chez lui. Une amie délicieuse, que je possède là-bas, m’y avait entraîné. Quel esprit curieux !
— Et quel dépravé, hein ?… C’est Sodome et Gomorrhe, à lui seul, que cet homme-là !
Le visage d’Ardessy était changé. Son masque froid, aux traits réguliers et fins, aux rares cheveux blonds, s’illuminait soudain, faisant remonter à ses narines l’odeur du scandale, chère au flair de tout homme de joie. Wogenhardt l’examinait avec attention.
— Eh bien, Mlle de Targes est sa nièce.
— Fichtre ! Si elle tient de lui !…