Trelisser, c’est faire de larges points noués avec de la ficelle, le long des deux extrémités qui regardent les lattes. Ces points noués, qu’on appelle trelissage, servent à recevoir les ficelles qui doivent tendre le métier. Ce procédé supplée au galon dont on pourroit border l’étoffe pour la conserver: il est plus expéditif. Voyez [pl. 1], fig. 6, i i i i.
Tréteau, espece de banc de trois pieds de haut, dont la tablette peut avoir cinq pouces de large. C’est sur cette tablette que reposent les bouts de l’ensuble opposés à la chanlatte. Voyez [pl. 2], fig. c, c. La tablette doit être percée de quelques trous vers ses extrémités, pour recevoir au besoin une cheville de fer qui sert à arrêter le métier, & empêcher que les Brodeuses ne le poussent à terre en s’appuyant contre.
Velin, peau de veau préparée par un Parcheminier; on la découpe avec un fer, après l’avoir teinte en safran & l’avoir dessiné: ces découpures donnent un petit relief à la Broderie en guipure, quelquefois même au passé. La peau de vélin coûte 24 à 30 sols: on peut au besoin lui substituer le parchemin fort; mais il est moins convenable. Les rognures servent à faire de la colle.
Vernis: c’est un cordonnet d’or & de soie couleur maron, qu’on couche à petits points sur l’épaisseur des morceaux d’enlevure. Pour les Broderies communes, on se contente de noircir ses épaisseurs avec un pinceau trempé dans l’encre.
On emploie d’autre vernis en toutes couleurs; c’est un fil d’or sur lequel le Tordeur fait courir une soie fine, pour imiter l’aventurine: on peut le passer à l’aiguille.
Fin de l’Explication des Termes.