XXV. Éducation du jeune Constantin consul avec son père.

Idat. chron.

Nazar. Pan. c. 37.

Du Cange, Fam. Byz. p. 48.

Constantin ayant donné à Crispus le titre de César, le fit consul en 318 avec Licinius, qui prenait cette dignité pour la cinquième fois. En l'année 319 il rendit au fils de son collègue l'honneur que son collègue venait de faire à Crispus son fils, et exerça son cinquième consulat avec le jeune César Licinius. Des trois nouveaux Césars il ne restait que le jeune Constantin âgé de trois ans et demi, qui n'eût point encore été décoré du consulat. Son père prit ce titre pour la sixième fois en l'année 320, afin de le partager avec lui. Depuis que tout le pouvoir était concentré dans la personne des empereurs, le consulat n'était plus qu'un nom qui servait de date aux actes publics. Celui du jeune prince fut du moins fécond en belles espérances. La conformité de nom avec son père, faible motif sans doute, suffisait cependant au peuple pour tirer les pronostics les plus heureux; et le père y ajoutait un fondement plus raisonnable par l'éducation qu'il donnait à son fils. Cet enfant savait déja écrire, et l'empereur exerçait sa main à signer des graces, il se plaisait à faire passer par sa bouche toutes les faveurs qu'il accordait: noble apprentissage de la puissance souveraine, née pour faire du bien aux hommes. Cette année donna à Constantin un troisième fils; il eut le nom de Constant. On ne sait pas le jour précis de sa naissance.

XXVI. Persécution de Licinius.

Euseb. chron.

Idem hist. eccl. l. 10, c. 8.

Idem. vit. Const. l. 1, c. 49 et seq. et l. 2, c. 1, 2.

Anony. Vales.