Prud. ad Sym. l. 1, v. 554.

Les deux consuls de l'an 322 furent aussi distingués par leur mérite que par leurs dignités. C'étaient Pétronius Probianus et Anicius Julianus. Le premier avait été proconsul d'Afrique et préfet du prétoire. Il fut dans la suite préfet de Rome. Il réunissait deux qualités qui ne peuvent tenir ensemble que dans les grandes ames, la dextérité dans les affaires, et la franchise. Aussi n'en coûta-t-il rien à sa vertu pour s'acquérir et se conserver l'amour et la confiance des princes. L'autre avait été gouverneur de l'Espagne Tarraconaise, et fut aussi pendant plusieurs années préfet de Rome. Il avait suivi le parti de Maxence: son mérite lui fit trouver un bienfaiteur dans un prince dont il avait été l'ennemi. Constantin l'éleva aux premières charges. Il eut l'honneur d'être le premier d'entre les sénateurs qui embrassa la religion chrétienne, comme nous l'avons déja observé. Les païens même le comblent d'éloges: ils ne mettent rien au-dessus de sa noblesse, de ses richesses, de son crédit, si ce n'est son génie, sa sagesse, et une bonté généreuse, qui faisait de tous ces avantages personnels le bien commun de l'humanité. Il y a lieu de croire que c'est lui qui fut père de Julien comte d'Orient, et de Basilina, mariée à Jule Constance frère de Constantin, et mère de Julien l'Apostat.

XXX. Les Sarmates vaincus.

Zos. l. 2, c. 21.

Buch. in cycl. p. 287.

Anony. Vales.

Cod. Th. Chron.

Till. art. 48.

Vales. not. in Anony.

Band. in num. t. 2, p. 253.