Hier. chron.

Socr. l. 2, c. 25.

Soz. l. 4, c. 1.

Idat chron.

Chron. Alex. vel Pasch. p. 289.

Banduri, In Nepotiano.

[Eckhel, doct. num. vet. t. VIII, p. 119.]

Dans cette agitation de tout l'Occident, il s'éleva un troisième parti. Népotianus,[3] qui avait, comme nous l'avons dit, échappé au massacre de sa famille, refusa aussi de reconnaître Magnence pour son empereur. Neveu de Constantin, fils d'un consul, revêtu lui-même en 336 de la dignité consulaire, il ne se croyait pas né pour reconnaître les ordres d'un soldat de fortune. Ayant rassemblé une multitude de bandits, de gladiateurs et de gens perdus de débauche, et abîmés de dettes, il vient le 3 juin se présenter aux portes de Rome avec le diadême. Anicetus préfet du prétoire sort à la tête d'une foule d'habitants mal armés, encore plus mal en ordre. Les troupes de Népotianus n'étaient guère mieux aguerries. Cependant dès la première attaque ceux-ci mettent les habitants en fuite. Le préfet, craignant pour la ville, s'y retire avec une partie des fuyards, fait fermer les portes, et abandonne les autres à la merci des ennemis qui en font une horrible boucherie. Népotianus avait des intelligences dans Rome: on massacre le préfet; on ouvre les portes au vainqueur, qui laisse ses soldats se rassasier de butin et de carnage. Les places, les rues, les maisons, les temples sont inondés de sang; et le nouveau tyran, fier d'une si belle victoire, prend le nom de Constantin[4]. Il ne le porta que vingt-huit jours. Magnence envoie contre lui une armée commandée par Marcellinus, qu'il avait fait grand-maître du palais. Les habitants de Rome, trahis encore par un sénateur nommé Héraclide, sont vaincus dans un grand combat. Cette ville infortunée est une seconde fois le théâtre d'une révolution sanglante. Népotianus est tué, et sa tête portée au bout d'une lance annonce une nouvelle proscription.

[3] On voit par ses médailles qu'il s'appelait Flavius Popilius Népotianus.—S.-M.

[4] Il existe quelques médailles, sur lesquelles il prend le nom de Constantin. Voyez Eckhel, Doct. num. vet. t. VIII, p. 119.—S.-M.