Amm. l. 21, c. 3.

Jul. ad Ath. p. 286.

Liban. or. 5, t. 2, p. 180; et 10, p. 286 et 287.

Cellar. Geog. l. 2, c. 7, art. 13.

Il ne s'occupait que de l'entreprise qu'il méditait contre Constance, lorsqu'aux approches du printemps il apprit que les Allemans recommençaient à faire des courses[332]. Les sujets de Vadomaire allié des Romains avaient été les premiers à prendre les armes. Le bruit se répandit que cette infraction des traités était l'effet des intrigues de Constance: que ce prince avait à force d'argent engagé Vadomaire à se jeter dans la Gaule, afin d'y retenir Julien. Celui-ci n'oublia pas d'accréditer ces discours: il prétendit même avoir intercepté des lettres de Constance à Vadomaire et à d'autres rois allemands. On surprit un courrier de Vadomaire chargé d'une lettre à Constance, dans laquelle le prince allemand traitait Julien avec assez de mépris. Julien, pour se débarrasser de ce nouvel ennemi, envoya en diligence le comte Libinon à la tête des deux légions gauloises qui s'étaient le plus distinguées dans la nouvelle révolution. Libinon passa le Rhin auprès de Bâle, et arriva près d'une ville qu'on croit être Seckingen[333] [Sanctio]. A l'approche des Romains, les Barbares en beaucoup plus grand nombre s'étaient cachés dans des vallons. Le comte les attaqua sans précaution, et fut tué le premier. La victoire fut quelque temps disputée; mais il fallut céder au nombre, et les Romains se retirèrent avec perte.

[332] Ils ravageaient les frontières de la Rhétie, confines Rhætiis tractus.—S.-M.

[333] C'est l'opinion de Cluvier adoptée par Henri Valois, dans son Commentaire sur Ammien Marcellin, l. 21, c. 3. L'historien latin n'indique pas le lien du passage; mais on sait que les états de Vadomaire étaient voisins de Bâle (Augusta Rauracum), où l'on traversait le Rhin.—S.-M.

XXXIV. Prise de Vadomaire.

Amm. l. 21, c. 3 et 4.

Liban. or. 10, t. 2, p. 286.