Cellar. Geog. l. 2, c. 5, art. 36.

Salluste, cet ami fidèle, qui avait été enlevé à Julien trois ans auparavant, était venu le rejoindre. Le nouvel empereur le laissa en Gaule avec la qualité de préfet du prétoire: il le crut nécessaire dans cette province, dont il était obligé de s'éloigner; et comme une des fonctions du préfet était de payer les troupes, et de pourvoir au soin des vivres, Julien emmena Germanianus qu'il chargea de ce détail. Il déclara Névitta général de la cavalerie, sans avoir égard à Gumoaire que Constance avait nommé, mais que Julien regardait comme un traître qui avait manqué de foi à Vétranion son maître. Il donna la questure à Jovius, l'intendance du trésor à Mamertinus, le commandement de sa garde à Dagalaïphe[334]. Dans la distribution des emplois militaires il ne considéra que les services et la fidélité. Ses troupes ne montaient qu'à vingt-trois mille hommes; et comme il appréhendait qu'elles ne parussent méprisables s'il les faisait marcher en un seul corps d'armée, il les partagea en trois divisions dans la vue d'en augmenter l'apparence, et de répandre plus de terreur. Le premier détachement partit sous la conduite de Jovinus et de Jovius, avec ordre de traverser les contrées septentrionales de l'Italie; Névitta à la tête de l'autre division devait passer par la Rhétie. Le rendez-vous fut marqué à Sirmium. Il leur recommanda de marcher avec diligence et circonspection. Pour lui il ne se réserva que trois mille hommes, avec lesquels il prit sa route par la forêt Noire, nommée alors la forêt Marciane [Marcianas Sylvas], et par les bords du Danube.

[334] Jovio quæsturam..... et Mamertino largitiones curandas; et Dagalaiphum præfecit domesticis. Amm. Marcel. l. 21, c. 8.—S.-M.

XXXVII. Marche de Julien jusqu'à Sirmium.

Amm. l. 21, c. 9.

Jul. ad Ath. p. 286.

Mamert. pan. c. 6, 7, 8 et 13.

Liban. or. 8, t. 2, p. 242, or. 9, p. 254; et or. 10, p. 287, et 288.

Greg. Naz. or. 3, t. 1, p. 68.

[Zos. l. 3, c. 10.]