Jul. misop. p. 343, 365, et 367.
Liban. or. 4, t. 2, p. 161 et 162.
Mamert. pan. c. 27, Eunap. excerpt. hist. Byz. p. 17 et 18.
Cod. Th. l. 12, tit. 13, leg. 1, et ibi God.
L'exemple du prince était une loi de frugalité et de tempérance. La puissance souveraine ne changea rien dans les mœurs de Julien, non plus que dans sa dépense personnelle. Modeste sur le trône, comme il l'avait été dans l'oppression, il rejeta le titre de seigneur, que l'usage avait attaché aux empereurs: c'était l'offenser que de l'appeler de ce nom. Nulle recherche dans ses habits. La pourpre impériale était d'une teinture distinguée et beaucoup plus éclatante; il se contenta de la plus commune. Il voulut même plusieurs fois quitter le diadème, et ne le retint que par bienséance. Selon une ancienne coutume, les provinces envoyaient par leurs députés des couronnes d'or à l'empereur, soit lorsqu'il parvenait à l'empire, soit à l'occasion d'un événement heureux, ou pour le remercier d'un bienfait; et cet usage était devenu une obligation[372]. Les bons princes en avaient quelquefois dispensé; les autres exigeaient ce présent comme un droit de la souveraineté. Les préfets du prétoire imposaient à cet effet une taxe arbitraire, sans en exempter ceux mêmes qui étaient privilégiés à l'égard des autres contributions. L'avarice des empereurs et la flatterie des préfets avaient fait monter ces couronnes à un prix excessif; il y en avait de mille onces, quelquefois de deux mille. Julien rendit à ce présent sa liberté primitive, et par conséquent son mérite: il voulut qu'il fût purement volontaire; il défendit même d'excéder dans ces couronnes le poids de soixante-dix onces. C'était, à son avis, dénaturer un hommage que de le tourner en profit; et tout ce que saisissait l'avarice était perdu pour l'honneur.
[372] Julien se plaint dans son Misopogon de ce que les habitants d'Antioche avaient été les derniers à lui envoyer des députés, et de ce qu'ils avaient été prévenus par les Alexandrins, bien plus éloignés qu'eux.—S.-M.
VIII. Il soulage les provinces.
Amm. l. 25, c. 4.
Mamert. pan. c. 25.
Liban. or. 4, t. 2, p. 161. et or. 10, p. 306.