I.
Etat de l'empire.
Soz. l. 3, c. 18.
Cod. Th. Lib. 16, tit. 10. leg. 2, 3. et ibi God.
L'empire, gouverné depuis douze ans par des princes fort inférieurs en mérite à Constantin, perdait peu à peu son éclat, sans avoir encore rien perdu de ses forces. Constance, réglé dans ses mœurs, mais sombre et bizarre, s'égarait dans des discussions théologiques, où l'hérésie pratiquait mille détours. Obsédé par des évêques ariens et toujours environné de conciles, il négligeait la gloire de l'état, et n'opposait qu'une faible résistance aux fréquentes incursions des Perses. Constant, plus livré aux plaisirs, tranquille du côté de ses frontières, dont il avait écarté les Francs, s'en rapportait sur les questions de doctrine à Maximin, évêque de Trèves, dont il connaissait la sainteté éminente et la science consommée. Guidé par les sages conseils de ce prélat, il se déclarait hautement le défenseur de l'orthodoxie; il réprimait l'audace des païens et des hérétiques; il relevait l'éclat du culte divin par de riches offrandes; il comblait les ecclésiastiques d'honneurs et de priviléges. Il reçut de bonne heure la grace du baptême. A l'exemple de son père, il portait de nouveaux coups à l'idolâtrie; il défendit les sacrifices; il fit fermer les temples, sans permettre qu'on les détruisît, ni dans Rome, dont ils faisaient un des principaux ornements; ni hors de Rome, parce qu'il ne voulait pas priver le peuple des jeux et des divertissements établis à l'occasion de ces temples.
II. Caractère de Constant.
Athan. apol. ad. Const. t. 1, p. 296, 301 et passim.
Optat. de schism. Don. l. 3, c. 3.
[Eutrop. l. 10.]
Zos. l. 2, c. 42.