Aur. Vict. de cæs. p. 173.

Vict. epit. p. 225.

Zonar. l. 13, t. 2, p. 13.

Joan. Ant. in excerpt.

Ce prince, placé entre les catholiques qu'il protégeait, les hérétiques qu'il rejetait, et les païens dont il tâchait d'anéantir le culte, a été regardé de son temps et montré à la postérité sous des aspects entièrement opposés; et jamais souverain n'a laissé une réputation plus équivoque. Les écrivains catholiques les plus respectables, et même des pères de l'Église, l'ont comblé de ces louanges générales que l'enthousiasme de la reconnaissance produit souvent, mais n'accrédite pas toujours: ils ont été jusqu'à lui donner le nom de bienheureux. Si l'on en croit, au contraire, les auteurs païens, c'était un tyran cruel, d'une avarice insatiable, fier, imprudent, impétueux, exécrable par ses propres vices et par ceux de ses ministres; un ingrat, qui ne payait que de mépris les services des gens de guerre. L'heureuse température de l'air, la fertilité des années, la tranquillité des Barbares auraient, pendant tout le cours de son règne, rendu ses sujets fortunés, s'il ne les eût affligés lui-même par des fléaux plus terribles que la peste, la famine et la guerre: c'étaient les magistrats pervers auxquels il vendait à prix d'argent le gouvernement des provinces. On lui reproche même ce vice honteux qui fait rougir la nature. Il était sans cesse environné de jeunes efféminés, qu'il choisissait entre les otages que lui envoyaient les Barbares, ou qu'il faisait acheter dans les pays étrangers; et pour les récompenser de leur criminelle complaisance, il leur abandonnait les biens et le sang de ses sujets. Passionné pour la chasse, souvent elle lui servait de prétexte pour aller cacher au fond des forêts l'horreur de ses débauches. Sa santé en fut altérée; il perdit l'usage des mains et des pieds; et les douleurs de la goutte, dont il était tourmenté, le punissaient sans le corriger.

III. Ministres de Constance.

Liban. or. 7, t. 2, p. 212, ed. Morel. Amm. l. 16. c. 7.

[Hieron. chron.]

Eunap. in Prohæres. p. 89, ed. Boiss.

Ducange Gloss, inf. Græc. in στρατοπε-δάρχης.