XLIII. Il attente à la vie de Gallus.
Jul. or. 1, p. 39 et 40.
Zon. l. 13, t. 2, p. 17 et 18.
Alors n'espérant plus de pardon, il se résolut à défendre sa vie par toutes sortes de moyens. Il passa l'hiver dans les Alpes Cottiennes, qui sont aujourd'hui le haut Dauphiné, rassemblant tout ce qu'il pouvait de troupes: et afin de faire diversion en suscitant à Constance de nouveaux embarras du côté de l'Orient, il étendit ses noirs projets jusque sur Gallus, auquel il entreprit d'ôter la vie. Celui qu'il avait à ce dessein envoyé à Antioche, s'établit dans la cabane d'une vieille femme hors de la ville sur les bords de l'Oronte. Il avait déja corrompu plusieurs soldats, lorsqu'un soir, soupant avec eux, il eut l'imprudence de s'entretenir de sa commission en présence de l'hôtesse, qui feignait de ne rien entendre. Dès qu'il fut endormi, elle court à la ville et va donner avis à Gallus. On arrête l'assassin; on le met à la torture: il avoue le crime; il est puni de mort avec ses complices. Magnence désespéré, devient plus farouche que jamais; pour tirer de l'argent des malheureux qui lui restaient assujettis, il n'épargne aucune cruauté. Entre autres supplices, il faisait attacher les hommes par les pieds à un char, et prenait plaisir à les voir traîner, et mettre en pièces entre les rochers.
An 353.
XLIV. Mort de Magnence.
Jul. or. 1, p. 40 et or. 2, p. 74 et 95.
[Themist. or. 6, p. 80.]
Zos. l. 2, c. 54.
Vict. epit. p. 226.