Symm. l. 9, epist. 121 et passim.

Grut. ins. p. 38, no 6; p. 284, no 8; p. 438, no 1.

Des maux si funestes n'excitaient que des murmures secrets; mais la disette du vin souleva la populace de Rome. Memmius Vitrasius Orfitus était préfet de cette ville, après avoir été proconsul d'Afrique. C'était un homme d'esprit et de naissance, instruit dans les affaires, mais très-peu dans les lettres; et cette ignorance qui porte la grossièreté jusque dans la plus haute fortune, fut sans doute le principe de l'arrogance qu'on lui reproche. Il était païen; il fit bâtir ou plutôt réparer un temple d'Apollon. Sa fille fut mariée au fameux Symmaque, le zélé défenseur du paganisme. On le voit deux fois revêtu de la préfecture de Rome. Il entra dans cette charge pour la première fois cette année, le 6 décembre. Le vin ayant manqué, le peuple de Rome alors aussi frivole et aussi dissolu que ses ancêtres avaient été sobres et sérieux, excita plusieurs émeutes fort vives et fort tumultueuses. Nous apprenons cependant par les inscriptions, que ce même peuple, sans doute après une meilleure vendange, fit ériger de concert avec le sénat une statue au même Orfitus. Pendant ce temps-là les Barbares continuaient de piller les Gaules; et les soldats qui avaient servi sous Magnence, s'étant débandés après sa défaite, infestaient tous les chemins.

V. Révolte des Juifs.

Spon. misc. p. 202.

Hier. chron. Aur. Vict. de Gæs. p. 180.

Socr. l. 2, c. 33.

Soz. l. 4, c. 7.

Theoph. p. 33.

[Cedr. t. 1, p. 299.]