[Amm. l. 15, c. 2, et 8.]

Liban. or. 5, t. 2, p. 176, et or. 10, p. 266-268.

Greg. Naz. or. 4, t. 1, p. 111.

Après la disgrace tragique de son frère, on s'assura de sa personne, comme je l'ai déja raconté; et il vécut dans une espèce de captivité pendant sept mois, dont il passa la plus grande partie à Milan. L'eunuque Eusèbe avait juré sa perte: mais l'impératrice Eusébia eut pitié de son infortune. Elle engagea son mari à ne le pas condamner sans l'entendre; elle rassura Julien, et le présenta à l'empereur. Constance ne l'avait encore vu qu'une fois, en Cappadoce: il le reçut assez favorablement et lui promit une seconde audience. Mais l'eunuque, craignant que l'empereur ne se laissât attendrir à la voix du sang et de l'innocence, vint à bout de l'empêcher. Tout ce que sa protectrice put obtenir en sa faveur, ce fut la liberté de retourner sur les terres de sa mère en Bithynie ou en Ionie. Pendant qu'on préparait son voyage, il alla passer quelques jours à Côme près de Milan. Mais sur la fausse nouvelle qui se répandit alors de la révolte d'Africanus, Constance changea d'avis; il voulait le retenir, et ce ne fut qu'avec peine qu'Eusébia obtint qu'il irait en Grèce. On regarda même ce voyage comme un exil, parce que Julien n'avait en ce pays ni terres ni maison. Pour lui, il préférait le séjour de la Grèce à celui de la cour: c'était la patrie de ses dieux, la scène où son imagination prenait plaisir à s'égarer. D'ailleurs il espérait trouver à Athènes les maîtres les plus habiles, et, ce qui redoublait son empressement, des magiciens supérieurs, même à ceux de l'Asie.

LI. Julien à Athènes.

Liban. or. 5, t. 2, p. 175, et or. 10, p. 268.

Greg. Naz. or. 4, t. 1, p. 121 et 122.

Basil. ep. 41, t. 3, p. 124.

Amm. l. 25. c. 4.

Eunap. in Max. t. 1, p. 52 et 53, ed. Boiss.