Baronius.

Hermant, vie de S. Ath. l. 6, c. 27, 28, et 29.

Fleury, Hist. eccl. l. 13, c. 10.

Till. Arian. art. 49, 50.

Pendant que Magnence passait les Alpes pour entrer en Pannonie, Constance tenait à Sirmium un concile où Photinus nouvel hérésiarque fut condamné et déposé. Mais les plus grands efforts des Ariens portaient contre Athanase; ils ne le perdaient jamais de vue. Ils obtinrent de l'empereur un édit de bannissement contre tous ceux qui ne souscriraient pas à la condamnation de l'évêque d'Alexandrie. Le pape Jules mourut le 12 avril 352, après avoir tenu le saint siége un peu plus de quinze ans. Libérius lui succéda. Il sollicita l'empereur d'assembler un concile à Aquilée, pour examiner la question de la foi, et l'affaire d'Athanase. Constance, qui depuis la mort de Magnence séjournait dans la ville d'Arles, s'offensa de cette demande. Il écrivit au peuple romain une lettre pleine d'invectives atroces contre Libérius, et fit assembler dans Arles un concile, où les évêques ariens qui suivaient la cour, se trouvèrent les plus forts. Vincent légat du pape, intimidé par l'empereur et par les Ariens, consentit à abandonner Athanase, pourvu qu'on voulût aussi condamner la doctrine d'Arius. Les Ariens rejetèrent la condition, et ce vénérable vieillard, qui avait assisté au concile de Nicée et à tant de jugements rendus depuis en faveur du saint évêque, déshonora ses cheveux blancs en souscrivant à une injuste condamnation. Les menaces et les mauvais traitements de l'empereur firent succomber avec lui plusieurs évêques d'Occident: les autres demeurèrent fermes. Paulinus évêque de Trèves fut exilé en Phrygie où il mourut. Vincent se releva bientôt de sa chute. Libérius désavoua par plusieurs lettres la souscription de son légat; il demanda de nouveau un concile, et il obtint qu'il serait convoqué à Milan l'année suivante.

LX. Fourberies des Ariens.

Lorsque la cour fut établie à Milan, les Ariens contrefirent des lettres, par lesquelles Athanase demandait à l'empereur la permission de venir en Italie. Constance y fut trompé; il envoya à l'évêque son consentement par un officier du palais, nommé Montanus. Le dessein des Ariens était de faire sortir Athanase de son église, dont ils voulaient se rendre maîtres; ou d'irriter l'empereur, si le prélat, refusait de venir, en le dépeignant comme un insolent qui se jouait de la majesté impériale, ou comme un ennemi caché qui n'avait changé d'avis que par une défiance injurieuse au prince. Athanase sentit l'artifice; et comme les lettres de Constance ne portaient pas un ordre, mais une permission, il resta dans son église, protestant qu'il n'avait rien demandé, et que cependant il était prêt à partir au premier ordre de l'empereur. Il envoya cette réponse par des députés, dont les raisons furent moins écoutées que les mensonges des Ariens.

LXI. Concile de Milan.

Ath. ad monach. t. 1, p. 363, et apol. 1, de fug. p. 322.

Ruf. l. 10, c. 20.