[340] Ammien Marcellin les représente comme une troupe de flatteurs qui obsédait un prince faible: adulatorum globus, dit-il, l. 25, c. 7, instabat timido principi, Procopii metuendum subserens nomen.—S.-M.
[341] Selon Ammien, liv. 25, c. 7, la même condition était applicable à la ville de Singara. Zosime, l. 3, c. 31, ne nomme que Nisibe.—S.-M.
[342] Difficilè hoc adeptus ut Nisibis et Singara sine incolis transirent in jura Persarum, a munimentis verò alienandis reverti ad nostra præsidia Romani permitterentur. Amm. Marc., l. 25, c. 7. Selon Zosime, l. 3, c. 31, le traité portait que les places abandonnées seraient cédées avec leurs habitants, leurs propriétés, leurs animaux, et en général tout ce qu'elles contenaient; μετὰ τῶν οἰκητόρων, καὶ κτημάτων, καὶ ζώων, καὶ πάσης ἀποσκευῆς.—S.-M.
[343] Il paraîtrait au contraire, ce qui est plus vraisemblable et plus conforme aux faits, d'après les propres paroles d'Ammien Marcellin, qu'Arsace ne fut pas compris dans le traité et qu'on y spécifia, qu'on ne lui fournirait pas les secours qu'il pourrait demander. Quibus exitiale, dit Ammien Marcellin, l. 25, c. 7, aliud accessit et impium, ne post hæc ita composita, Arsaci poscenti contra Persas ferretur auxilium, amico nobis semper et fido. Zosime dit, l. 3, c. 31, que les Perses enlevèrent la plus grande partie de l'Arménie aux Romains, qui n'en gardèrent qu'une petite portion.—S.-M.
[344] Au sujet de la fidélité d'Arsace, voyez ci-devant, p. 37-43, l. XIII, § 31 et 32.—S.-M.
[345] Ou plutôt le canton de Chiliocome, ut puniretur homo, qui Chiliocomum mandatu vastaverat principis. Amm. Marc. l. 25, c. 7.—S.-M.
[346] Remaneret occasio, dit Ammien l. 25, c. 7, per quam subinde licenter invaderetur Armenia. Sapor ne manqua pas d'en profiter, et quelques années après, selon le même historien, Arsace fut pris vivant, et les Perses, profitant des troubles et des divisions, s'emparèrent d'Artaxate et de la plus grande partie de l'Arménie, voisine de la Médie. Unde postea contigit, ut vivus caperetur idem Arsaces, et Armeniæ maximum latus Medis conterminans, et Artaxata inter dissensiones et turbamenta raperent Parthi. Ces événements, passés sous silence par Lebeau, seront racontés d'après les auteurs arméniens, combinés avec les grecs et les latins, avec tous les développements convenables, et placés sous leur véritable époque, restée inconnue jusqu'à présent. Voy. ci-après, l. XVII, § 3-13.—S.-M.
[347] Il s'agit ici d'une fille d'un roi d'Arménie, et très-probablement d'une fille d'Arsace, gardée en otage dans une forteresse de la Médie. Il en est question dans les actes des martyrs syriens, recueillis par Marouta, évêque de Martyropolis, au cinquième siècle, et publiés par Assémani. Il y est dit (t. 1, p. 193), que le corps du martyr Acepsimas fut sauvé et conservé par cette princesse. Comme ce fait arriva en l'an 67 du règne de Sapor, par conséquent vers l'an 378, époque à laquelle le roi d'Arménie était mort depuis long-temps; on voit qu'on ne peut pas conclure de cette indication, qu'il y ait eu en l'an 363, aucune transaction entre Sapor et le roi d'Arménie, ainsi que je l'ai déja remarqué, p. 162, note 3, et que celui-ci eût été obligé alors de donner une de ses filles en otage. Il était depuis ce temps arrivé assez d'événements en Arménie, pour que la princesse ait pu être amenée en Perse par des circonstances toutes différentes. Lebeau n'a fait qu'adopter une conjecture de Tillemont (t. V, Valens, art. 12), qui avait puisé dans les Bollandistes (22 avril) la mention de cette fille du roi d'Arménie. Cette conjecture n'est pas confirmée par les faits. Tout démontre qu'il n'y eut alors aucun traité entre les Perses et les Arméniens, et que les premiers, profitant de la tranquillité que les Romains leur laissaient, continuèrent avec vigueur et avec toutes leurs forces la guerre contre Arsace.—S.-M.
[348] Lebeau avait mis neuf ans, en suivant encore les conjectures de Tillemont, et il s'est trompé après lui. Ce n'est pas en l'an 372, mais en 367, qu'Arsace, après une guerre longue et sanglante, tomba enfin vivant entre les mains de Sapor. Il existait du temps de ces auteurs bien peu de moyens d'éclaircir cette histoire, et d'éviter les erreurs qu'ils ont commises. Je ferai disparaître l'inexactitude de leurs récits, et je suppléerai à leur silence dans mes additions au l. XVII, § 3-13 et 57-67.—S.-M.
[349] Bineses e numero nobilium optimatum, tresque alii Satrapæ non obscuri. Amm. Marc. l. 25, c. 7.—S.-M.