Greg. Naz. or. 21, t. 1, p. 394.

Socr. l. 3, c. 24.

Theod. l. 4, c. 2, 4 et 22.

Soz. l. 6, c. 3.

Philost. l. 8, c. 5.

Cod. Th. l. 9, tit. 25, leg. 2.

Médailles.

[Eckhel, doct. num. vet. t. 8, p. 147.]

La religion chrétienne monta avec lui sur le trône, pour n'en plus descendre. Jovien s'appliqua à guérir les plaies dont Julien l'avait affligée, et à lui rendre sa splendeur. Il rappela d'exil tous les évêques bannis par Constance, et que Julien n'avait pas remis en possession de leurs siéges. Athanase sortit encore de ses déserts, et reparut de nouveau dans Alexandrie. Les disgraces de ce grand homme étaient celles de toute l'église: la foi s'éclipsait avec lui, et renaissait à sa lumière. L'empereur déchargea les églises des taxes dont elles étaient accablées; il rétablit leurs priviléges: il rendit aux clercs, aux veuves, aux vierges leurs immunités et tous les bienfaits des empereurs précédents. Il renouvela, par une loi, les distributions de blé instituées par Constantin, et que Julien avait abolies. La disette, qui régnait encore dans l'empire, ne lui permit d'en rendre que le tiers; mais il promit de les rétablir en entier au retour de l'abondance. Il ordonna aux gouverneurs des provinces de favoriser les assemblées des fidèles, de veiller à l'honneur du culte divin et à l'instruction des peuples. Nous avons une loi par laquelle il défend, sous peine de mort, de ravir les vierges consacrées à Dieu, de les séduire, ou même de les solliciter au mariage. C'était un désordre que l'irréligion, fille ou mère du libertinage, avait introduit du temps de Julien. Il fit retracer sur le labarum le monogramme du Christ. Un comte nommé Magnus, trésorier de la maison de l'empereur[379], avait, sous le règne précédent, réduit en cendres l'église de Béryte: il reçut ordre de la rebâtir à ses dépens; et, sans de puissantes sollicitations, Jovien lui eût fait trancher la tête.

[379] Comes largitionum comitatensium. Ὁ τῶν κομητατησίων λάργιτιόνων κόμης. Theod. hist. eccles. l. 4, c. 22. On s'était borné à transcrire en grec le nom latin de cette charge.—S.-M.