III.

Histoire du père de Valentinien.

Amm. l. 30, c. 7.

Vict. epit. p. 229.

Socr. l. 4, c. 1.

Till. Valentin. art. 6 et 7.

Valentinien était né à Cibalis en Pannonie. Son père Gratien, sorti de la plus basse naissance[404], s'était fait connaître dès sa première jeunesse par une force de corps extraordinaire. On dit que, portant une corde à vendre, il résista à cinq soldats qui firent de vains efforts pour l'arracher de ses mains. Cette aventure lui fit donner ensuite par plaisanterie le surnom de Cordier[405]. Ayant embrassé la profession des armes, il se distingua dans les luttes militaires par une adresse égale à sa vigueur. Sa bravoure lui mérita une place entre les gardes du prince. Il devint tribun et enfin comte d'Afrique[406]. On le soupçonna de concussion, ce qui lui fit perdre cette dignité; mais quelques années après on lui rendit le même titre, avec le commandement des troupes de la Grande-Bretagne[407]. S'étant retiré du service[408], il jouissait dans ses terres d'un repos honorable, lorsqu'il fut accusé d'avoir donné retraite à Magnence, et dépouillé d'une partie de ses biens.

[404] Natus apud Cibalas Pannoniæ oppidum Gratianus major ignobili stirpe. Amm. Marc. l. 30, c. 7.—S.-M.

[405] Funarius.—S.-M.

[406] Post dignitatem protectoris atque tribuni, Comes præfuit rei castrensi per Africam. Amm. Marcell. l. 30, c. 7.—S.-M.