Idem. Vic de S. Hilaire, art. 16.

Fleury, Hist. Eccles. l. 16, c. 2.

Lorsque Valentinien vint à Milan, saint Hilaire qui se trouvait dans cette ville, soutenait la foi de Nicée contre l'évêque Auxentius. Le peuple était partagé. L'empereur se voyait obligé ou d'assister hors de l'église aux assemblées des catholiques, ce qui lui semblait peu convenable à la majesté impériale; ou d'ôter l'église à Auxentius contre la résolution qu'il avait prise de ne point user de violence. Élevé dans la croyance orthodoxe, il ne s'en écarta jamais; cependant son amour pour la paix en imposa pour-lors à sa religion. Trompé par une déclaration équivoque, où l'hérésie d'Auxentius était déguisée, il se joignit à la communion de cet évêque; et toujours attaché à la foi catholique, il fit sortir de Milan, saint Hilaire qui en était le plus zélé défenseur. Ce ne fut qu'à regret qu'il interposa son autorité dans cette dispute. Il avait clairement expliqué ses dispositions avant que d'arriver en Italie. Les évêques de l'Hellespont et de Bithynie lui ayant député un d'entre eux pour lui demander la permission de tenir un concile: Je ne suis qu'un laïc, répondit l'empereur, je ne dois entrer pour rien dans les affaires de doctrine; vous êtes chargés de ce soin; assemblez-vous où vous jugerez à propos. Saint Ambroise rapporte de lui cette parole: Qu'il ne lui appartenait pas d'être juge entre les évêques. On lui reproche même de n'avoir pas profité de l'autorité qu'il conserva toujours sur son frère, pour arrêter la persécution que Valens fit aux catholiques. Mais ce qui le justifie du soupçon d'indifférence sur le dogme, c'est qu'il défendit aux Manichéens de s'assembler[432], aux Donatistes de réitérer le baptême[433]; et que vers la fin de son règne, voulant mettre un frein aux fureurs de Valens, il écrivit aux évêques d'Asie et de Phrygie, pour leur ordonner de faire prêcher dans leurs diocèses la foi catholique, et leur défendre d'inquiéter ceux qui en faisaient profession.

[432] Par une loi donnée à Trèves, le 2 mars 372.—S.-M.

[433] Par une autre loi datée de Trèves, le 20 février 373.—S.-M.

XXII.

A l'égard de l'église catholique.

Chrysost. in Genes. homil. 30. t. 4, p. 294.

Soz. l. 6, c. 21.

Baron. in an. 371.