Chron. Alex. vel Pasch. p. 301.

Socr. l. 4, c. 3.

Hier. chron. et vit. Hilar. t. 2, p. 36, et in Is. c. 15, t. 4, p. 185.

Cellar. geog. l. 3, c. 4, art. 10.

Jamais les tremblements de terre ne furent aussi fréquents que dans ce siècle. Il en arriva un cette année, si semblable à celui dont nous avons parlé sur l'an 362, qu'Ammien Marcellin les a confondus. Le 21 de juillet ce terrible fléau fut annoncé par des éclairs redoublés qui parurent au lever du soleil. La terre fut agitée par de violentes secousses dans toute l'étendue de l'empire. La mer sur plusieurs côtes recula à une grande distance, et découvrit des montagnes et des vallées cachées jusqu'alors au fond de ses abîmes. Revenant ensuite avec fureur, elle inonda ses rivages, renversa quantité d'édifices dans les villes voisines, submergea des milliers d'hommes et de bestiaux, et porta des vaisseaux bien loin dans les terres. Ammien Marcellin rapporte qu'en passant plusieurs années après par le territoire de Méthone, aujourd'hui Modon dans la Morée, il y vit la carcasse d'un navire, que la violence des eaux avait poussé à deux milles du rivage[435]. La Sicile souffrit beaucoup de ce tremblement. En Arabie les murs d'Aréopolis, nommée dans l'écriture-sainte Ar et Rabbath-Moab, autrefois capitale du pays des Moabites, tombèrent en une nuit.

[435] Ammien Marcellin rapporte, l. 26, c. 10, qu'à Alexandrie des vaisseaux furent portés sur le toit des maisons.—S.-M.

XXVI.

Valentinien en Gaule.

Amm. l. 26, c. 5.

Zos. l. 4, c. 9.