[441] Lugdunensis prima, secunda, tertia et quarta; Belgica prima et secunda; Maxima Sequanorum; Alpes Graiæ et Penninæ; Viennensis; Aquitanica prima et seconda; Novempopulonia; Narbonensis prima et seconda; Alpes maritimæ.—S.-M.
XXVII.
Valens apprend la révolte de Procope.
Amm. l. 26, c. 6 et 7.
Zos. l. 4, c. 7.
Pendant que Valentinien fortifiait ses frontières, Valens fut sur le point de se voir arracher le diadème dont son frère l'avait honoré. Je vais raconter sans interruption toute la suite de cet événement, où l'imprudence de l'usurpateur et la trahison de ses capitaines servirent Valens beaucoup mieux que son propre courage. La paix de trente ans conclue par Jovien ne rassurait pas l'empire contre les entreprises de Sapor. On craignait que ce prince guerrier et ambitieux ne fût moins disposé à tenir sa parole, qu'à profiter de l'acquisition de Nisibe, qui lui ouvrait une libre entrée en Mésopotamie. En effet, les Perses faisaient déjà des mouvements. Pour les observer de plus près, Valens partit de Constantinople[442] et prit le chemin de la Syrie. En traversant la Bithynie, il apprit que les Goths, tranquilles depuis le règne de Constantin, et devenus, à la faveur d'une longue paix, des ennemis plus redoutables, réunissaient toutes leurs forces à dessein de pénétrer dans la Thrace[443]. Il se contenta de faire marcher vers la frontière un nombre suffisant de troupes[444], et continua sa route. Il était à Césarée en Cappadoce[445], où il attendait la fin des chaleurs pour entrer en Cilicie[446], lorsque Sophronius, un de ses secrétaires[447], qui s'était échappé de Constantinople, vint lui annoncer que Procope avait pris le titre d'Auguste, et qu'il était maître de la capitale de l'empire.
[442] Il y était encore le 19 mars. On voit par les paroles d'Ammien Marcellin, l. 26, c. 6, que Valens partit au printemps. Consumpta hieme, festinans ad Syriam Valens.—S.-M.
[443] Jamque fines Bithynorum ingressus, docetur relationibus ducum, gentem Gothorum ex tempestate intactam ideoque sævissimam, conspirantem in unum ad pervadenda parari collimitia Thraciarum. Amm. Marcell. l. 26, c. 6.—S.-M.
[444] Dans les lieux où on pouvait redouter une irruption des Barbares, ad loca, in quibus barbarici timebantur excursus. Amm. Marcell. l. 26, c. 6.—S.-M.
[445] Une de ses lois nous fait voir qu'il était dans cette ville le 5 juillet.—S.-M.