............... debellatorque Britanni

Littoris, ac pariter Boreæ vastator et Austri.

Quid rigor æternus cœli, quid sidera prosunt,

Ignotumque fretum? Maduerunt Saxone fuso

Orcades; incaluit Pictorum sanguine Thule;

Scotorum cumolos flevit glacialis lerne.

—S.-M

[653] Il paraît que Théodose ne revint d'Angleterre que trois ans après, en l'an 370, car Ammien Marcellin rapporte, l. 28, c. 3, qu'à son retour il remplaça Valens Jovinus dans la charge de général de la cavalerie, in locum Valentis Jovini successit, qui equorum copias tuebatur. Ce Valens Jovinus est le consul de cette année, ce fameux général, qui avait rendu tant de services à Valentinien, et ce n'est qu'en l'an 370 qu'il cessa d'exercer les fonctions de commandant de la cavalerie, comme on peut le voir par la note d'Henri Valois, ad Amm. l. 28, c. 3. On raconte que cet officier fit plusieurs fondations pieuses à Rheims. Il y fut enterré selon Flodoard, qui donne l'épitaphe de ce général, dans son histoire de cette ville, l. 1, c. 6.—S.-M.

[654] Les exploits de Théodose dans les mers du Nord et vers les bouches du Rhin, contre les pirates Saxons et Francs, sont à peine indiqués par Ammien Marcellin; c'est dans le panégyrique adressé par Pacatus à son fils Théodose, § 5, qu'il faut en chercher des indications souvent bien vagues. Ces paroles, Quæ Rhenus, aut Vahalis vidit, aggrediar, et celles-ci, attritam pedestribus præliis Bataviam referam, nous montrent qu'il combattit sur les rives du Rhin et du Vahal, et qu'il y vainquit les Barbares en bataille rangée. Cet autre passage, Saxo consumptus bellis navalibus offeretur, rappelle ses victoires navales sur les Saxons. On ignore le détail de toutes ces glorieuses expéditions qui lui auraient mérité à si juste titre le surnom de Saxonicus, comme le dit le panégyriste de son fils. Il est facile de voir qu'elles durent l'occuper pendant plusieurs années.—S.-M.

XXI.