[742] Ce général dont le nom se trouve diversement écrit dans les manuscrits d'Ammien Marcellin, n'est pas mentionné dans les auteurs arméniens. Outre la forme Artabannes, les manuscrits nous donnent encore, Arrabones, Arabanis ou Arrabanes. L'histoire d'Arménie parle d'un personnage appelé Arhavan, qui avait donné naissance à une famille de dynastes, connue sous le nom d'Arhavénians (Mos. Chor. l. 1, c. 30, et l. 2, c. 7). Il serait possible que le général dont parle Ammien Marcellin, l. 27, c. 12, fût de cette race, et qu'il portât, comme c'était assez la coutume chez les Arméniens, le nom du chef de sa famille. On conçoit alors comment le copiste aurait substitué le nom plus connu d'Artabannes à celui d'Arrabanes, qui ne diffère réellement pas d'Arhavan, en arménien.—S.-M.

[743] Gentis præfectus, dit Ammien Marcellin, l. 27, c. 12. Il n'est pas bien sûr que ces mots signifient gouverneur d'une province, comme le pense Lebeau. Ils sembleraient plutôt, selon moi, désigner une haute dignité administrative. Cette conjecture est confirmée par ce que Faustus de Byzance nous apprend de Kélak, qui est le même que Cylacès. Selon cet historien, cet eunuque avait exercé, pendant le règne d'Arsace et du temps même de Diran, la charge de Martbed, dont il sera question ci-après p. 384, n. 1, § 67; et cette charge, toujours occupée par des eunuques, était une sorte d'intendance générale du palais; ce que nous pourrions appeler le ministère de la maison du roi.—S.-M.

[744] Alter magister fuisse dicebatur armorum. Amm. Marc. l. 27, c. 12.

[745] Quibus ita studio nefando perfectis, Cylaci Spadoni et Artabanni, quos olim susceperat perfugas, commisit Armeniam, iisdemque mandarat, ut Artogerassam intentiore cura exscinderent, oppidum muris et viribus validum, quod thesauros et uxorem cum filio Arsacis tuebatur. Amm. Marc. l. 27, c. 12.—S.-M.

[746] Tout ce qui précède forme à quelques changements près, la fin du § 32 du l. XVIII de la première édition. Je l'ai déplacé ainsi que les paragraphes suivants, pour les mettre à leur véritable époque. On en peut voir la raison p. 275, n. 1, et ci-dev., p. 302, note 2, l. XVII, § 4 et 13.—S.-M.

[747] Voyez ci-devant, p. 281, n. 4, liv. XVII, § 6.—S.-M.

[748] Ce nom est l'altération de Mazdéïesnan, qui signifie en ancien persan les adorateurs d'Ormouzd; c'est la dénomination que se donnent encore les sectateurs de Zoroastre. Voyez mes Mémoires historiques et géographiques sur l'Arménie, t. 2, p. 477.—S.-M.

[749] Ce nom se prononçait en Arménien Aramazt. Voyez à ce sujet, t. 1, p. 292, not. 3, liv. IV, § 65; et ci-devant, p. 21, not. 1, liv. XIII, § 16.—S.-M.

[750] Les Arméniens n'avaient pas encore d'alphabet qui leur fût propre. Celui qui est en usage maintenant parmi eux, ne fut inventé qu'au commencement du 5e siècle par le savant Mesrob, coadjuteur du patriarche Sahag fils de Nersès. Jusqu'alors on avait employé dans l'Arménie des lettres appelées Syriennes, qui différaient peu de celles dont on se servait alors en Perse et dans la plus grande partie de l'Asie. Il paraît, par les défenses de Méroujan, que le christianisme avait contribué à répandre dans ce royaume la connaissance et l'usage des lettres et de la langue des Grecs.—S.-M.

[751] Voyez au sujet de cette ville, ci-devant, p. 299, n. 7; et p. 361, not. 1 et 2, liv. XVII, § 13 et 58.—S.-M.