[858] Valentinianus Saxones, gentem in Oceani littoribus et paludibus inviis sitam, virtute atque agilitate terribilem, periculosam Romanis finibus, eruptionem magna mole meditantes, in ipsis Francorum finibus oppressit. Oros. l. 7, c. 32.—S.-M.

[859] C'était un maître ou lieutenant-général d'infanterie, magister peditum.—S.-M.

[860] Signorum aquilarumque fulgore præstricti venialem poscerent pacem. Amm. Marc. l. 28, c. 5.—S.-M.

[861] Datis ex conditione proposita juvenibus multis habilibus ad militiam. Amm. Marc. lib. 28, c. 5.—S.-M.

[862] Le récit d'Ammien Marcellin ne nous apprend rien sur le lieu où les Saxons furent défaits par les Romains. C'est saint Jérôme qui, dans sa chronique, le nomme Deusone, et il indique assez vaguement sa position, en rapportant qu'il était dans le pays des Francs: Saxones, dit-il, cœsi Deusone in regione Francorum. Orose se contente de dire que les Barbares furent vaincus sur les frontières du pays des Francs; in ipsis Francorum finibus oppressit. Il est assez difficile d'indiquer la position moderne qui répond à Deusone; c'est une conjecture de Valois (Rer. franc. l. 1, p. 47), adoptée par Tillemont (Valentinien I, art. 23), qui le place à Duitz, vis-à-vis de Cologne, au-delà du Rhin. Des médailles de Postumus, qui porta pendant plusieurs années le titre d'empereur dans la Gaule sous le règne de Gallien, offrent la légende HERC. DEVSONIENSI. Il est probable qu'Hercule devait le surnom de Deusoniensis à ce qu'il était révéré dans un lieu appelé Deuso ou Deuson; mais rien ne prouve que ce lieu soit Duitz, auprès de Cologne. On pourrait, avec autant et plus de raison, penser qu'on doit le chercher à Duisbourg, sur la Ruhr, dans l'ancien duché de Clèves. Cette position, moins avancée dans l'intérieur des terres, pourrait mieux convenir. Voy. à ce sujet Eckhel, doctr. num. vet., t. 7, p. 443 et 444.—S.-M.

[863] At licet justus quidam arbiter rerum factum incusabit perfidum et deforme: pensato tamen negotio non feret indignè, manum latronum exitialem tandem copiâ datâ factam. Amm. Marc. l. 28, c. 5.—S.-M.

XIX.

Valentinien appelle les Bourguignons pour faire la guerre aux Allemans.

Les autres Barbares voisins des frontières en jugèrent plus sainement. Une action si noire réveilla toute leur haine contre un peuple qui rompait les liens les plus sacrés de la société humaine. Macrianus, roi des Allemans, qui avait onze ans auparavant obtenu la paix de Julien, semblait disposé à venger la cause commune des nations[864]. Valentinien, occupé alors à fortifier les bords du Rhin et du Danube, aurait bien voulu n'être pas forcé d'interrompre ces travaux. Il forma le projet d'opposer aux Allemans[865] d'autres Barbares, et de se procurer la paix tandis qu'ils s'égorgeraient les uns les autres. Il crut pouvoir employer à ce dessein les Bourguignons, qui habitaient dans le voisinage des Allemans en remontant vers la source du Mein.

[864] Il paraît, d'après Ammien Marcellin, l. 28, c. 5, que ce roi faisait de fréquentes irruptions sur le territoire de l'empire. Reputans multa et circumspiciens (Valentinianus), quibus commentis Alamannorum et Macriani regis frangeret fastus, sine fine vel modo rem Romanam irrequietis motibus confundentes.—S.-M.