Chrysost. de Sto Babyla et contra Jul.et Gent. t. 2, p. 563.
Idem in Mat. hom. 4, t. 7, p. 47·
Idem de laud. Pauli, hom. 4, t. 2, p. 492.
Theod. l. 3, c. 13.
Soz. l. 5, c. 8.
Philost. l. 7, c. 10 et 12.
Dieu confondit ses blasphèmes par le châtiment terrible du plus ardent ministre de ses impiétés. Le comte Julien, attaqué à la fin d'octobre d'une maladie semblable à celle de Galérius, résista quelque temps. Enfin, dévoré par les vers, qui sortaient de ses plaies, et dont tous les secours des médecins ne purent tarir la source, déchiré des plus horribles douleurs, n'ayant de présence d'esprit que pour les sentir, et de voix que pour se reprocher ses crimes, il envoya prier l'empereur de rouvrir les églises d'Antioche: C'est pour avoir servi vos désirs, lui disait-il, que je suis réduit à cet état déplorable. L'empereur lui fit répondre: Qu'il n'avait à se plaindre que de lui-même; que c'étaient apparemment les dieux qui le punissaient de son incrédulité. Après tout, ajoutait-il, je n'ai point fermé les églises, et je ne les rouvrirai point. En effet, l'empereur n'avait fait fermer que la principale église: c'était le comte qui, par haine contre les chrétiens, avait donné le même ordre pour toutes les autres. Ce malheureux, au lit de la mort, eut en vain recours aux prières de sa femme, qui avait persévéré dans la religion chrétienne. Il expira à la fin de cette année ou au commencement de la suivante[44], en demandant à Dieu miséricorde avec des cris affreux. Ce qui aurait dû achever d'ouvrir les yeux au prince, c'est que les oracles qui, depuis le rétablissement de l'idolâtrie, avaient recouvré la voix, s'accordèrent tous à prédire que l'oncle de l'empereur ne mourrait pas de sa maladie.
[44] Il est certain que le comte Julien ne mourut qu'en l'an 363, car il existe une loi de cette année qui lui est adressée; mais il faut que ce soit au commencement de l'année, puisqu'il avait déjà cessé de vivre lors de la composition du Misopogon, qui est du mois de février. Ceci est d'accord avec le témoignage d'Ammien Marcellin, qui parle à cette époque de la nomination d'Aradius Rufinus, comte d'Orient, à la place de Julien, mort depuis peu. Rufinum Aradium comitem Orientis in locum avunculi sui Juliani, recens defuncti provexit. Amm. Marc. l. 23, c. 1.—S.-M.
XXVII.
Propositions de Sapor rejetées.