Liban. or. 8, t. 2, p. 243-245, et or. 9, p. 255.
Socr. l. 3, c. 19.
[Soz. l. 5, c. 3.]
Julien, trop endurci, ne fut point touché de cet exemple: il ne s'occupait que de projets de conquêtes. On avait d'abord appréhendé que les Perses[45] ne fissent dès cette année une irruption du côté de Nisibe[46]; mais Sapor, soit pour s'instruire plus certainement de l'état des forces romaines, soit qu'en effet il fût las de la guerre, écrivit à Julien. Il lui proposait de terminer leurs différends par la voie de la négociation: il demandait une trève pour envoyer des ambassadeurs, et faisait espérer qu'il s'en tiendrait aux conditions que Julien jugerait équitables. L'empereur jeta la lettre par terre avec mépris, et répondit au courrier qu'il n'était pas besoin d'ambassade; qu'il irait lui-même incessamment porter sa réponse à Sapor[47].
[45] Il paraîtrait, selon le rapport de Théodoret (l. 3, c. 21.) qu'aussitôt après la mort de Constance, les Perses avaient fait une irruption sur le territoire romain. Quoiqu'il n'en soit pas mention ailleurs, ce fait est très-vraisemblable. On voit par ce que dit Libanius (or. 8, t. 2, p. 243), qu'avant l'arrivée de Julien, l'Orient, menacé d'une irruption des Perses, était dans la désolation.—S.-M.
[46] Julien avait même répondu aux envoyés de cette ville, qui était chrétienne, que, si elle voulait être secourue, elle n'avait qu'à rouvrir les temples des dieux.—S.-M.
[47] Cette réponse est dans Socrate l. 3, c. 19, sous une forme bien plus énergique. J'irai vous voir bientôt; il n'était pas besoin d'ambassade. αὐτόν με ὄψεσθε μετ' οὐ πολὺ, καὶ οὐδέν μοι δεήσει πρεσβείας.—S.-M.
An 363.
XXVIII.
Julien consul.