Zos. l. 4, c. 13.

Les deux empereurs prirent l'année suivante le consulat pour la quatrième fois. Valens entrait le 28 de mars dans la dixième année de son règne; Valentinien y était entré un mois auparavant. Pour honorer leurs décennales le sénat de Rome leur envoya un présent considérable. Les princes reçurent encore des provinces, selon l'usage, de l'or, de l'argent, des étoffes précieuses. De leur part, ils remirent pour cette année une partie de la taxe imposée sur les terres. Valens exigea de Thémistius une harangue, qui fut prononcée en sa présence, apparemment à Hiérapolis, où il avait coutume de passer la saison du printemps, pendant qu'il fit son séjour en Syrie[948].

[948] Τὸν μὲν χειμῶνα διατρίβων ὲν τοῖς αὐτόθι Βασιλείοις, ἧρος δὲ ἐπὶ τὴν Ἱερὰν πολιν ἀπιὼν, κᾴκεῖθεν τὰ στρατόπεδα τοῖς Πέρσαις ἐπάγων, καὶ αὖθις ἐνισταμένου τοῦ χειμῶνος ἐπανιὼν εἰς τὴν Ἀντιόχειαν. Zos. l. 4, c. 13.—S.-M.

XXXVIII.

Seconde campagne de Valens contre les Perses.

Amm. l. 29, c. 1.

Dès que les armées purent tenir la campagne, Sapor envoya des troupes en Mésopotamie; il méprisait les Romains depuis la retraite de Jovien, et se promettait une victoire assurée[949]. Valens fit partir le comte Trajan et Vadomaire[950], à la tête d'une belle armée, avec ordre de se tenir sur la défensive, afin qu'on ne pût les accuser d'avoir fait le premier acte d'hostilité[951]; arrivés dans la plaine de Vagabante[952], ils furent attaqués par toute la cavalerie des Perses; ils se contentaient d'en soutenir le choc, et se battaient en retraite; mais enfin se voyant poussés avec vigueur, ils chargèrent à leur tour; et après avoir fait un grand carnage, ils demeurèrent maîtres du champ de bataille[953]. Les deux monarques vinrent joindre leurs troupes; il se livra plusieurs petits combats, dont les succès furent balancés; enfin ils convinrent d'une trève, pour terminer leurs différends. L'été s'étant passé en négociations infructueuses, Sapor se retira à Ctésiphon, et Valens à Antioche[954].

[949] Exactâ hieme rex Persarum gentis Sapor pugnarum fiduciâ pristinarum immaniter arrogans, suppleto numero suorum abundèque firmato, erupturos in nostra cataphractos et sagittarios et conductam misit plebem. Amm. Marc. l. 29, c. 1.—S.-M.

[950] Qui avait été autrefois un des rois des Allemans. Voy. t. 2, p. 359, liv. XI, § 34, et ci-devant, p. 240, liv. XVI, § 38; et p. 316, note 3, liv. XVII, § 22.—S.-M.

[951] Contra has copias Trajanus comes et Vadomarius ex rege Alamannorum cum agminibus perrexere pervalidis, hoc observare principis jussu appositi, ut arcerent potiùs quàm lacesserent Persas. Amm. Marc. l. 29, c. 1.—S.-M.