[952] J'ignore la position de ce lieu, qui n'est mentionné que par Ammien Marcellin, l. 29, c. 1; il est cependant probable qu'il était situé dans la Mésopotamie. C'était, suivant cet historien, une excellente position, habilem locum.—S.-M.
[953] Confossis multis discessêre victores. Amm. Marc. l. 29, c. 1.—S.-M.
[954] Pactis induciis ex consensu æstateque consumptâ, partium discessêre ductores etiamtum discordes. Et rex quidem Parthus hiemem Ctesiphonte acturus, rediit ad sedes: et Antiochiam imperator Romanus ingressus. Amm. Marc. l. 29, c. 1.—S.-M.
XXXIX.
[Nouveaux troubles en Arménie.]
Amm., l. 30, c. 1.
Faust. Byz. l. 5, c. 21 et 22.
—[La lutte, qui se prolongeait entre les deux empires, permettait à l'Arménie de respirer, après tant de malheurs. Elle avait besoin d'un long repos, pour cicatriser les plaies profondes, que lui avaient fait les ravages des Perses; mais les troubles qui continuaient d'agiter la cour de Para répandaient l'inquiétude et le désordre dans le royaume, et faisaient appréhender que la paix fût de courte durée. Para, bien jeune encore, était à peine en âge de pouvoir tenir les rênes du gouvernement[955]; il se trouvait ainsi le jouet des ministres ou des serviteurs, qui se disputaient tour à tour sa confiance; sa conduite inconsidérée menaçait de compromettre encore le salut de l'état. Il était fier et présomptueux, ne manquait pas de courage, comme il le montra dans la suite; il passait même pour trop enclin aux entreprises hardies, et c'était un des sujets de crainte des officiers romains, laissés par Valens en Arménie. Ceux-ci ne cessaient de rappeler le meurtre de Cylacès et d'Artabannès[956]. On reprochait encore au roi d'être trop cruel envers ses sujets[957]. On voit, que malgré ces défauts, il possédait au moins les germes de quelques belles qualités, qui se seraient peut-être développées, si le destin le lui avait permis. Il aimait encore la magnificence, était généreux et libéral, mais il était aussi porté que son père pour les plaisirs; ses courtisans trouvèrent dans cette disposition le moyen de le maîtriser, et d'en faire le docile instrument de leur ambition particulière. Ils n'eurent garde de s'opposer à un penchant qui avait été si funeste à Arsace; ils s'empressèrent au contraire de le favoriser, pour conserver la faveur du jeune prince et leur pouvoir sur son esprit. Ils réussirent à éloigner de la cour et à rendre suspects le patriarche Nersès, le connétable, et tous les seigneurs qui par leur fermeté et leur vertu auraient pu préserver le roi des écarts d'une jeunesse fougueuse.
[955] Etiamtum adultum, dit Ammien Marcellin, l. 30, c. 1. On peut voir d'après ce que j'ai dit, t. 2, p. 232, note 2, liv. X, § 14, et ci-devant, p. 274, note 1, et p. 302, note 2, liv. XVII, § 4 et 13, que le roi Para devait être âgé d'une vingtaine d'années environ.—S.-M.
[956] Scribendo ad comitatum assiduè Cylacis necem replicabat (Terentius) et Artabannis; addens eumdem juvenem ad superbos actus elatum. Am. Marc. l. 30, c. 1.—S.-M.