[80] Probra civitatis infensa mente dinumerans, addensque veritati complura. Amm. Marc. l. 22, c. 14.—S.-M.

[81] Il existe une lettre de Libanius adressée à cet officier, præses. Voyez epist. 756, ed. Wolf. p. 358.—S.-M.

XLII.

Clémence et dureté de Julien.

Liban. or. 4, t. 2, p. 161; or. 10, p. 307. Amm. l. 23, c. 2.

Comme il était prêt à se mettre en marche, on découvrit une conjuration formée par dix soldats, qui devaient l'assassiner lorsqu'il ferait la revue des troupes. Ils se trahirent eux-mêmes dans l'ivresse. Julien les ayant convaincus de leur crime, se contenta de les punir par des reproches: il voulut, dit Libanius, commencer par triompher de lui-même, avant que d'aller ériger des trophées dans la Perse. Mais cette action de clémence fut aussitôt démentie par un trait de malignité tout-à-fait indigne d'un souverain. Il laissa, pour gouverner la Syrie, Alexandre d'Héliopolis; et sur ce qu'on lui représentait que c'était un esprit turbulent et cruel: Je sais bien, répondit-il, qu'Alexandre ne mérite pas un gouvernement; mais Antioche mérite bien un tel gouverneur[82]. Vengeance injuste, et plus inhumaine que s'il eût sévèrement puni les auteurs de tant de libelles outrageants, puisque c'était confondre les innocents avec les coupables, et qu'un gouverneur de ce caractère est le plus terrible fléau dont une province puisse être affligée.

[82] Dicebat non illum meruisse, sed Antiochensibus avaris et contumeliosis hujusmodi judicem convenire. Amm. Marc. l. 23, c. 2.—S.-M.

FIN DU LIVRE TREIZIÈME.

LIVRE XIV.

I. Départ d'Antioche. II. Liberté d'un habitant de Bérhée. III. Julien à Hiérapolis. IV. Il passe l'Euphrate. V. Julien à Carrhes. VI. Il dispose tout pour sa marche. VII. Il arrive à Callinicus. VIII. A Circésium. IX. Discours de Julien à ses troupes. X. Marche de l'armée en Assyrie. XI. Elle avance dans le pays ennemi. XII. Prise de la forteresse d'Anatha. XIII. Inondation de l'Euphrate. XIV. Précautions de Julien. XV. Marche jusqu'à Pirisabora. XVI. Prise de Pirisabora. XVII. Sévérité de Julien. XVIII. Réprimande qu'il fait à ses soldats. XIX. Marche jusqu'à Maogamalcha. XX. Situation de la ville. XXI. Péril de Julien. XXII. Divers événements qui se passent hors de la ville. XXIII. Attaques. XXIV. Prise de la ville. XXV. Modération de Julien. XXVI. Ennemis enfermés dans des souterrains. XXVII. On détruit le parc du roi de Perse. XXVIII. Suite de la marche. XXIX. Passage du Naarmalcha. XXX. Julien rassure ses soldats. XXXI. Passage du Tigre. XXXII. Combat contre les Perses. XXXIII. Suites de la victoire. XXXIV. Julien se détermine à ne pas assiéger Ctésiphon. XXXV. Il refuse la paix. XXXVI. Il est trompé par un transfuge. XXXVII. Il brûle ses vaisseaux. XXXVIII. Il ne peut pénétrer dans la Perse. XXXIX. Il prend le chemin de la Corduène. XL. Marche de l'armée. XLI. Arrivée de l'armée royale. XLII. Divers événements de la marche. XLIII. Bataille de Maranga. XLIV. Inquiétudes de Julien. XLV. Blessure de Julien. XLVI. Succès du combat. XLVII. Dernières paroles de Julien. XLVIII. Sa mort. XLIX. Précis de son caractère. L. Fables inventées au sujet de sa mort. LI. Faits véritables.