[707] Il est appelé Évétius par Eunapius dans la vie d'Édésius (tom. 1, pag. 44, ed. Boiss.), c'est, je crois, par une faute de copiste.—S.-M.

[708] Eunapius désigne ainsi ces deux officiers. Εὐετίου δὲ τὴν πολιτικὴν ἀρχὴν ἄρχοντος, Ῥωμανοῦ δὲ τοὺς κατ' Αἴγυπτον στρατιώτας πεπιστευμένου. Eunap. in Ædes. tom. 1, p. 44, ed. Boiss. Sozomène en parle en ces termes, l. 7, c. 15, ἦρχε δὲ τοτε τῶν ἐν Αἰγύπτῳ στρατιωτικῶν ταγμάτων Ῥωμανός. Ἐυάγριος δὲ ὕπαρχος τῆς Ἀλεξανδρείας ἡγεῖτο.—S.-M.

XIV.

Les séditieux prennent l'épouvante.

Cet imposteur inspirait aux autres plus de courage et de résolution qu'il n'en avait lui-même. Lorsqu'il sut que les ordres de l'empereur allaient arriver, il sortit secrètement du temple pendant la nuit, et s'étant jeté dans un vaisseau il passa en Italie, où il demeura caché. Pour justifier sa fuite, il racontait qu'étant cette nuit-là dans le temple de Sérapis, dont les portes étaient fermées, pendant que tous ses compagnons étaient endormis, il avait entendu une voix qui chantait Alleluia, et qu'il avait jugé que les ordres de l'empereur alloient donner l'avantage aux chrétiens. Le jour étant venu, les courriers arrivèrent; et les païens ayant quitté leurs armes, comme s'ils eussent espéré que le rescrit de Théodose leur serait favorable, vinrent se rendre dans la place devant le temple, pour en entendre la lecture. A peine eut-on lu les premiers mots, où l'empereur marquait l'horreur qu'il avait du paganisme, que les chrétiens poussèrent un cri de joie, et que les païens glacés de frayeur oublièrent leur fureur passée et leur Sérapis, et ne songèrent plus qu'à cacher leur honte. Quelques-uns se confondirent dans la foule des chrétiens; d'autres se dispersèrent dans la ville et dans les campagnes, où ils cherchèrent les retraites les plus secrètes. Chacun d'eux ne voyait plus que la punition qu'il avait méritée. Plusieurs abandonnèrent l'Égypte. Deux pontifes, Helladius et Ammonius, se réfugièrent à Constantinople, où n'étant pas connus, ils ouvrirent une école de grammaire[709]. Ammonius avait été prêtre d'un singe adoré comme divinité par les Égyptiens[710]. Helladius avait fait la fonction de prêtre de Jupiter: il continua toute sa vie à gémir sur le désastre de l'idolâtrie, et il se vantait à ses amis d'avoir tué de sa main neuf chrétiens dans la sédition d'Alexandrie[711].

[709] Socrate dit, lib. 5, c. 16, que dès son enfance, il avait été leur disciple à Constantinople, οἱ δύο γραμματικοὶ, Ἑλλάδιος καὶ Ἀμμώνιος, παρ' οἶς ἐγὼ κομιδῆ νέος ὢν ἐν τῇ Κωνσταντίνου πόλει ἐφοίτησα.—S.-Μ.

[710] Ἑλλάδιος μὲν οὖν ἱερεὺς τοῦ Διὸς εἶναι ἐλέγετο· Ἀμμώνιος δὲ πιθήκου. Socr. l. 5, c. 16.—S.-M.

[711] Ἑλλάδιος δὲ παρά τισιν ἤυχει, ὡς ἐννέα εἴη ἄνδρας ἐν τῇ συμπληγάδι φονεύσας. Soc. l. 5, c. 16.-S.-M.

XV.

L'empereur ordonne de détruire tous les temples d'Alexandrie.