[148] Il est difficile d'imaginer les raisons qui ont pu porter Deguignes à confondre les Huns avec les Annibi de Ptolémée, une de ces nombreuses tribus tout-à-fait inconnues d'ailleurs, qui ont été accumulées assez confusément par ce géographe dans la partie nord-est de l'Asie. Ptolémée se contente de dire que les Annibi étaient dans le voisinage des anthropophages, et qu'ils avaient à l'orient un peuple également inconnu qu'il appelle les Garinæi. Il est possible que l'on doive comprendre les Annibi dans les Hioung-nou des Chinois, mais on ne doit pas assimiler, comme l'a fait Deguignes, un aussi petit peuple avec une aussi grande puissance.—S.-M.
[149] C'est-à-dire des Mandchoux, qui sont les maîtres de la Chine depuis environ deux siècles.—S.-M.
XLII.
Caractère et coutumes des Huns.
Deguignes, l. 1, p. 14, 15, 16, l. 4, p. 293.
Amm. l. 31, c. 2.
Zos. l. 4, c. 20.
Jornand. c. 24, Proc. bel.
Goth. l. 2, c. 1, l. 4, c. 3, et Vandal. l, 1, c. 12 et 18.
Agath. l. 5, p. 156.