Note 3:

Voir sur le sens du mot aguilé le chapitre Noëls de France.

Messieurs et Mesdames de cette maison,

Ouvrez-nous la porte, nous vous saluerons.

Notre guillaneu nous vous demandons...

Guiettez dans la nappe, guiettez tout au long.

Donnez-nous la miche et gardez l'grison:

Notre guillaneu nous vous demandons.


Arribas! Son arribas! (Arrivés, nous sommes arrivés!) crient les étrenneurs du Limousin devant chaque maison où ils frappent, et ils continuent dans leur patois, que M. d'Aigueperse traduit ainsi: «Le guillaneu nous faut donner, gentil maître; le guillaneu donnez-le-nous.» Le guillaneu limousin consiste en pommes, poires, châtaignes, noix, noisettes et menus sous. Une fois pourvus, les étrenneurs font mille vœux pour leur hôte sans oublier ses serviteurs, la ménagère qui blute la farine, le porcher qui garnit le charnier de lard, etc., etc.

À Saint-Malo, les étrenneurs remplacent la sérénade par une aubade, la tournée crépusculaire par une tournée matinale. Il faut voir, dès la fine pointe du jour, les petits gamins de la vieille cité bretonne se former en bandes pour courir la ville, cogner aux portes et souhaiter la bonne année! Chaque souhait leur vaut un petit sou. Au premier marmot qui se présente, les jeunes filles demandent: