[80] Cf. No 2 des Chroniques (livraison de décembre 1887).

[81] On peut croire que M. Dumas a raconté cette crise de son génie dans ce fragment de La dame aux perles:

«Jusqu'au jour où Jacques avait connu la duchesse, il avait été un homme de talent, mais comme il y en a beaucoup, comme il y en aura toujours, comme tout le monde peut le devenir avec un peu d'étude, de jeunesse, de nature et de sentiment. Au début de sa carrière agréable, heureuse, distinguée, un amour prit tout à coup dans sa vie une grande importance et brusquement relégua au second plan ce talent si peu sûr de lui-même. Il souffrit de cet amour. Ce fut le commencement de sa transformation. Jamais il ne s'était avoué si complètement son infériorité, son inutilité en art. Alors commença son véritable travail, germa en lui la consolation réelle avec l'ambition de devenir un maître à son tour. Il admit pour lui la possibilité d'entreprendre plus qu'il n'avait fait jusqu'alors. A son grand étonnement, quand il se mit à l'œuvre, il trouva en lui des accents pleins, énergiques et mâles, qu'il avait ignorés jusqu'alors, impression facile d'une âme civilisée par la douleur. Son talent, éclairé et façonné par ces émotions intimes, prenait la couleur et le contour, sans qu'il sût positivement ce qu'il faisait, sans qu'il se fatiguât en efforts.»

[82] Son père disait de lui: «Ce n'est pas de la littérature qu'il fait, c'est de la musique; on ne voit que des barres, et, de temps à autre, quelques paroles.»

[83] Mort récemment.

[84]

Arsène Houssaye, à qui souvent, le cœur troublé

Rêvent les jeunes filles,

A des cheveux pareils à ceux des champs de blé

Tombant sous les faucilles.