Elle ne tarda pas néanmoins à deviner que son mari, toujours taciturne et sombre, lui cachait un secret.

Un soir, comme la nuit tombait, et qu'il commençait dans le parc sa promenade solitaire, elle le suivit.

Il s'enfonça dans les allées écartées, seul, et parvenu à la lisière de la forêt, après avoir franchi la rivière qui coupe la prairie, sur un pont rustique, il s'arrêta à l'extrémité d'une allée de chênes si vieux qu'ils tombent en poussière, auprès d'une petite chapelle dont l'origine se perd dans les âges légendaires.

Là, il s'assit sur un banc de pierre et, la tête cachée dans ses mains, il pleura abondamment.

Il était là depuis quelques instants, abîmé dans ses souvenirs, quand une main se posa sur son épaule et une douce voix murmura à son oreille:

—Pourquoi pleures-tu?

Il se redressa vivement.

Hélène était devant lui.

Depuis son retour, unis devant le monde comme par le passé de façon à tromper les curiosités, ils vivaient en réalité séparés.

Jamais Maurice ne franchissait le seuil de la chambre de sa femme.