—Jacques Cazotte!
A ce cri répété deux fois par une voix de stentor, un cri terrible a retenti dans les cloîtres supérieurs.
Une jeune fille descend précipitamment les marches de l'escalier, elle traverse la foule comme un nageur intrépide fend les flots; elle pousse les uns, elle glisse à travers les autres, se fraye un passage de gré, de force ou d'adresse; elle arrive, pâle, échevelée, palpitante, au moment où Maillard, après avoir rapidement parcouru l'écrou, venait de dire froidement:
—A la Force!
On sait que c'était l'expression convenue pour désigner les victimes aux assommeurs.
La porte s'ouvrait déjà. Deux assassins ont saisi Cazotte et vont l'entraîner au dehors.
—Mon père! mon père! s'écria la jeune fille; c'est mon père! Vous n'arriverez à lui qu'après m'avoir percé le cœur.
Et, se précipitant vers lui, de ses bras Élisabeth étreint le vieillard et le tient embrassé, tandis que, sa belle tête tournée vers les bourreaux, elle semble défier leur férocité par un élan sublime.
Ce mouvement imprévu avait rendu les bourreaux immobiles; ils écoutaient avec surprise et curiosité.
—Voici du nouveau, dit une voix; et du dehors on s'approcha.