Thérèse.—Mais le lendemain?
La Gouvernante.—Oh! le lendemain, ce sera une autre paire de manches; nous verrons cela.
La gouvernante achève de coiffer Thérèse.
TROISIÈME DIALOGUE.—Madame de Se…, Thérèse.
Madame de Se… ne précède que de quelques minutes le comte de ***. Elle confirme les paroles de la gouvernante et donne à sa fille, sur la fortune de son futur, des détails où se trahissent les côtés positifs de la Popelinière:—C'est un homme de bonne maison; il n'a que trente-huit ans, il jouit des biens de feu son père. Ces biens, dont j'ai vu l'état, consistent en deux fort belles terres situées dans le Périgord, en rentes sur la ville et en actions. Tout cela lui compose plus de cinquante mille livres de rente, sans compter une maison à lui, bien étoffée, et où rien ne manque.—Vous êtes financier, monsieur Josse!
QUATRIÈME DIALOGUE.—M. le Comte de ***, madame de S…, Thérèse.
Présentation.—Tenez, monsieur, voulez-vous m'en croire? abrégeons les révérences et surtout les compliments, qui vous mettraient tous deux fort mal à votre aise. Voilà ma fille que je vous présente au travers d'une grille; on vous a dit, dans le monde, qu'elle était si belle! Eh bien, voilà pourtant tout ce que c'est.
Ainsi parle, en femme d'esprit, madame de Se…, et le comte de riposter de son mieux. Thérèse se laisse baiser la main par la fenêtre du parloir, et l'on fixe à huitaine le jour des noces.
CINQUIÈME DIALOGUE.—Auguste, Thérèse.
Jusque-là l'oreille la plus inquiète ne trouverait pas à reprendre un mot à ces entretiens. Mais il ne va pas en être ainsi désormais, et notre analyse sera maintes fois obligée de s'abstenir. Voici, par exemple, mademoiselle de Ri…, appelée Auguste par ses camarades; mademoiselle Auguste est une égrillarde, qui en sait long sur la vie de couvent; nous ne la suivrons pas dans ses révélations indiscrètes. Le bout des cornes du satyre commence à percer chez la Popelinière.