—Il a découvert sur les quais un péché de votre jeunesse, un petit livre burlesque, passablement compromettant, signé de vous et intitulé: Cocorico.
—Cocorico! s’écrie le grand critique; cela est faux! J’en ai fait rechercher et détruire tous les exemplaires.
—Pas tous, puisque Goëmon en a un; je l’ai vu, vous dis-je.
—O mon Dieu! murmure le grand critique.
—Et il est déterminé à en publier des extraits, dont le ton scandaleux contrastera étrangement avec la solennité de vos articles actuels.
—Des extraits de Cocorico! il faut l’en empêcher!
—N’est-ce pas?
—A tout prix!
—Alors... dit l’ami, en replaçant sous ses yeux le volume de son protégé.
Le grand critique soupire et ne répond pas.