L’AMOUREUX. Ce sentier touffu est inaccessible aux rayons du soleil. Laisse-moi dénouer les rubans de ton chapeau de paille.

L’AMOUREUSE. Tu as défait tous mes cheveux; je dois être affreuse maintenant.

UNE TOURTERELLE. Comme ils sont gentils!

LES PETITES CLOCHETTES BLEUES. Bonjour! bonjour! bonjour!

L’AMOUREUSE. Où me conduis-tu, Paul?

L’AMOUREUX. Je ne sais; mais qu’importe! Le chemin des amoureux est toujours devant eux.

L’AMOUREUSE. Alors, pourquoi quitter le chemin fréquenté?

L’AMOUREUX. Je cherche une place pour nous reposer, ma charmante.

L’AMOUREUSE. Je ne suis pas fatiguée...

LA TOURTERELLE. Par ici! par ici! l’allée à droite, en descendant vers les saules; vous trouverez ce qu’il vous faut.